Presque, je me chuchote que tout va bien est un monologue seule-en-scène. Une fille apprend que sa mère est atteinte d’un cancer. Elles ne se parlent plus depuis des années. Face à la possibilité de sa disparition, une nécessité apparaît : celle de dire ce qui n’a jamais pu être dit.
Depuis le théâtre, la fille s’adresse à sa mère. Elle lui parle de son absence, de ce qu’elle a produit en elle, de la manière dont elle s’est construite sans sa présence. Elle tente de faire exister une parole restée empêchée.
À travers ce récit, elle dresse le portrait d’une mère complexe, une femme née en France, d’origine algérienne, traversée par ses contradictions, sa violence et son désir de liberté. Elle interroge ce qui se transmet, les silences hérités, et les fractures invisibles qui traversent les générations.
Le réel et la fiction se mêle pour rendre possible une dernière rencontre.
Et si la mort arrive, que restera-t-il ? À cet endroit, elles sont Électre et Clytemnestre.
Je tire plusieurs files. Celui du devoir qui surgit avec la maladie. Celui de l’impossibilité : pas de réconciliation, pas de résolution. Et celui de la tragédie. Je convoque Clytemnestre et Électre. Leur relation m’intéresse. Une histoire traversée par l’injustice, le conflit et la résistance. J’écris pour faire exister un récit entre une mère et sa fille avec ses fragilités, ses tabous, ses secrets, sa violence et cette amour que je ne comprends pas toujours.
Je lui parle comme si le théâtre pouvait enfin rendre cette parole possible.
Mise en scène, texte, jeu et performance | Olivia Mabounga
Assistante à la mise en scène et collaboration artistique | Virgile Lecler
Dramaturgie | Lola Molina
Scénographie | Clarisse Delile
Musicien live et composition musicale | Valentin Durup
Chorégraphie (krump) | Clarisse Tognella
Création lumière | Stéphanie Daniel
Régisseur lumière | Hugo Revy
Régisseur général et plateau | Tristan Héraud
Administratrice de production | Bérangère Magnani


